Inédits…bien dits !

Bientôt le déconfinement. Bientôt le déconditionnement ?
Il est difficile pour nombre d’entre nous de rester serein.e.s en ces périodes où le trouble parvient à s’immiscer jusque dans notre quotidien.

« Grâce à la beauté, le monde n’est nullement un espace neutre, insipide et insignifiant ; l’existence humaine, non plus, n’est nullement un séjour aveugle, sans but ni visée, fermée au devenir et à la possibilité de dépassement. Au contraire, le monde est plein d’attraits et d’appels, plein de signes et de sens. Et notre existence, elle aussi, est chargée de désirs et d’élans, elle va dans un sens et elle a un sens. … C’est bien grâce à la beauté qu’en dépit de nos conditions tragiques nous nous attachons à la vie.

Tant qu’il y aura une aurore qui annonce le jour, un oiseau qui se gonfle de chant, une fleur qui embaume l’air, un visage qui nous émeut, une main qui esquisse un geste de tendresse, nous nous attarderons sur cette terre si souvent dévastée. »

François Cheng.

Chez Langle Éditions, nous avons pour vocation, en suivant l’exemple de François Cheng, de partager, encore et toujours, la beauté.
Comme l’a écrit Boris Cyrulnik : « La poésie est l’art de transformer la souffrance en beauté » et « La poésie est désuète pour ceux qui sont gavés, mais quand le réel est insupportable, elle prend la valeur d’une arme de survie. »

Jocelyne Szymanek nous offre aujourd’hui un poème inédit, écrit en confinement.
N’est-ce pas que c’est bien dit ?

Cri de Lumière

Comme rivière en nos cœurs
Coulent la joie et l’ardeur.
Sources de bonheur,
Offrant leurs ondes vertueuses,
Ces bienveillantes guérisseuses,
Caressent nos âmes éperdues de douleur.

Car par manque de courage
Au fond de notre cage
Nous sommes les otages
De nos pensées peu sages.
Dans les bras de dame léthargie
Ou disparaissent la volonté et la vie
Les forces d’innocence
Sont sacrifiés sur l’autel de l’oubli.

Pourquoi l’obéissance
Au manque de transparence ?
Les sanglots de la peur
Enfantent la torpeur
Ôtant la dignité
 tout être vivant.
Alors chevauchant l’espérance
Devant l’aveuglement
Je le crie fortement !
Dame lucidité et Dame liberté,
Droit d’existence et celui de penser,
Bon sens, mon ami !
De nos valeurs, avez-vous disparu ?

Je le crie encore
En défiant la mort,
Dans l’écho de l’abîme
En espérant si fort
Qu’en chacun se ranime
La conscience de l’humain
Responsable de son destin.

Pour en savoir plus sur les recueils de Joceylyne Szymanek parus chez Langle Éditions Cliquer ici
Ce poème a été écrit en réponse aux poèmes « à la demande » de Guy Raymondpierre parus sur son site Découvrir les derniers poèmes de Guy Raymondpierre

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